Australie : La Grande Barrière de Corail menacée par le lobbying du gaz de schiste


Inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1981, la grande barrière de corail (wiki) s'étend sur 2.600 kilomètres, le long des côtes de l'Etat de Queensland, au nord de l'Australie, et s'enfonce de 250 kilomètres au large. Elle abrite le dixième des écosystèmes coralliens de la planète, et ces oasis sont à la base de toute la chaîne alimentaire. 1.500 espèces de poissons et 4.000 mollusques différents y vivent.
 
La disparition de la barrière aurait un impact catastrophique pour nous, la barrière de corail est un des poumons de la terre, et sa disparition aurait les mêmes conséquences au niveau de l'oxygène mondial que celle de la forêt amazonienne considérée comme le « poumon de la planète ». Afin de mieux vous aider à prendre conscience du joyau que nous pourrions perdre, je vous invite à visionner le documentaire vidéo en bas de page « Les Secrets De La Grande Barriere De Corail »  Le veilleur
 
L'extraction de gaz de schiste près de la Grande Barrière de Corail est au coeur du débat en Australie alors que les tensions montent sur l'impact environnemental de l'industrie pétrolière et gazière en plein essor sur le nord de la côte est. En février, le gouvernement conservateur de l'Etat du Queensland a levé un moratoire permettant aux entreprises d'évaluer si le boum que connaissent les Etats-Unis grâce au gaz de schiste pourrait être reproduit en Australie.
 
Une usine de transformation a déjà vu le jour près de Gladstone avant de décider si le développement dans de vastes zones (qui contiendraient des milliards de barils de gaz de schiste) est envisageable. Pour le premier ministre de l'Etat du Queensland, Campbell Newman, cette nouvelle industrie serait « une victoire » créant des emplois et des revenus. Les Verts australiens ont directement condamné cette décision.
 
Et le gouvernement fédéral ne semble pas prêt à laisser le Queensland saccager la célèbre barrière de corail. Tony Burke, ministre fédéral de l'Environnement, soutient que les pouvoirs fédéraux ont la possibilité de mettre à frein à ce type d'initiatives si elles mettent en danger un environnement faisant partie du patrimoine mondial.
 
« L'extraction des minéraux ou de pétrole en dessous de la Grande Barrière de Corail est interdite, c'est aussi simple que ça » a-t-il ajouté.
Les groupes environnementaux militent donc pour influencer la décision des gouvernements australiens. Le Rainbow Warrior de Greenpeace navigue à travers la région, l'Australian Marine Conservation Society va lancer une nouvelle campagne ce week-end et le groupe de défense GetUp! a déjà rassemblé plus de 120.000 signatures pour une pétition demandant à Burke de protéger le récif.
 
Sans oublier l'Unesco, qui envisage de placer les 2.600 kilomètres de récif sur sa liste des patrimoines en danger en raison de l'impact de l'extraction du charbon et du gaz naturel liquéfié, du développement des ports et de la multiplication du dragage. L'an dernier, le comité avait déjà les gouvernements australiens leur interdisant « tout nouveau développement portuaire ou d'infrastructure connexe en dehors des grandes zones portuaires existantes » et d'assurer « un refus de développement en cas d'impact sur ce patrimoine exceptionnel ».




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