Attentats : Les terroristes visaient-ils un blackout ?


Suite à la découverte ce matin d'une information sur le site des moutons enragés, j'en suis venu à me poser quelques questions à propos des récents attentats survenus en Belgique. l'information n'est pas anodine, puisqu'il s'agit du meurtre d'un agent de la sécurité nationale à qui un badge d'accès à des lieux sensibles à été dérobé !

Ce jeudi en début de soirée, un agent de sécurité dans le nucléaire a été tué. Si la profession de la victime amène à se poser des questions, le constat que son badge lui donnant accès à des sites dits « sensibles » ait disparu a toutes les raisons nous inquiéter.

L'article de dhnet.be ne fait pas dans le sensationnalisme, mais n'occulte pas non plus la gravité de la situation pour autant.

C’est un meurtre passé complètement sous silence qui a été commis jeudi soir dans l’arrondissement judiciaire de Charleroi. Un agent de sécurité, accompagné de son chien, a été abattu en début de soirée. Son badge lui a été volé. De quoi inquiéter sérieusement les enquêteurs. Le précieux sésame donnant accès à des sites particulièrement sensibles puisque la victime est agent de sécurité dans le... nucléaire !

Très vite, les mesures nécessaires ont été prises pour désactiver le passe-partout. Ce dernier était-il le mobile du crime ? La question reste ouverte et l’enquête devra le déterminer. Une enquête particulièrement délicate, davantage encore après les attentats qui ont frappé le pays ce mardi 22 mars 2016. Mais aussi et surtout parce que les centrales nucléaires comptent parmi les cibles potentielles de la cellule terroriste de Paris - Bruxelles.

Souvenez-vous. Le 17 février dernier, La DH révélait que le directeur du programme de recherche et de développement nucléaire belge avait été espionné par cette fameuse cellule terroriste.

Le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, n’avait alors pas jugé utile de relever le niveau de sécurité de nos centrales nucléaires du pays. Ce n’est que deux semaines plus tard que des militaires avaient été déployés aux pieds de nos installations nucléaires, comme nous vous le détaillons dans le déroulement précis des événements, ci-dessous.

Toujours selon nos sources, si le meurtre de cet agent de sécurité jeudi soir pourrait s’expliquer par d’autres motifs, la piste du vol de son badge d’accès semble bien crédible. À tel point que les autorités judiciaires auraient préféré que cette inquiétante affaire ne soit pas ébruitée dans l’immédiat. Mais l’info a filtré du côté de Charleroi.

Posée tardivement à la suite des attentats du 13 novembre 2015, la question de la sécurité autour de nos centrales nucléaires demeure plus que jamais d’actualité et risque encore de faire couler beaucoup d’encre.

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Le premier objectif des attentats, les centrales nucléaires

Nous somme en effet en droit de nous inquiéter quand on apprend que les frères kamikazes Ibrahim et Khalid El-Bakraoui, à l’origine des attentats qui ont frappé récemment le métro et l’aéroport bruxellois, auraient d’abord visé des centrales nucléaires belges, selon le journal La Dernière Heure.

Les frères avaient dissimulé une caméra devant le domicile du directeur du programme de recherche et du développement nucléaire belge. La vidéo a été découverte au cours de perquisitions en décembre dernier chez l’un des suspects des attentats de Paris, Mohamed Bakkali.

On voyait, sur cet enregistrement, les allées et venues du directeur du nucléaire belge, et ce durant environ dix heures de film. Les enquêteurs ont établi que la cible des terroristes pourrait avoir été le réseau nucléaire du pays.

Les sites nucléaires survolés par des drones

La centrale nucléaire de Golfech, située dans le Tarn-et-Garonne à une centaine de kilomètres au nord de Toulouse, a été survolée par un drone le mercredi 23 à 21 h15. Une enquête a immédiatement été ouverte et confiée à la Gendarmerie des transports aériens (GTA).

Il faut savoir que ce n'est pas la première fois que le bâtiment, la centrale de Golfech avait en effet fait l'objet de plusieurs signalements de survol en 2014, mais tous n'avaient pas été confirmés. Il faut savoir qu'au moins 15 des 19 centrales de l'Hexagone auraient déjà été survolées par des drones depuis 2014, certains à plusieurs reprises !

A ces centrales, il faut ajouter le siège du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) de Saclay, dans l'Essonne, survolé en octobre. Des drones ont également survolé, entre autres, le site militaire de l'Ile-Longue, dans le Finistère. Cette base opérationnelle de la marine nationale abrite notamment les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, éléments de la force de dissuasion nucléaire française.

Un blackout visé ?

Le ministère de l'intérieur a assuré que ces survols ne représentaient « aucun danger pour la sécurité des installations survolées », arguant que ces drones, même transportant des explosifs, ne peuvent en effet pas infliger de graves dégâts à une centrale nucléaire vu leur petite taille, leur faible poids et le fait qu'ils ne peuvent pas porter de grosse charge. Or l'enceinte de béton du bâtiment réacteur – composée d'une ou deux parois, selon la puissance du réacteur, épaisse de 55 à 120 centimètres – est censée résister au crash de petits avions.

Il existe par contre une menace indirecte, à savoir la possibilité d'un repérage des équipements des centrales en vue d'un acte terroriste.

Les survols ayant tous eu lieu la nuit, les drones pourraient, à l'aide de caméras thermiques, repérer comment accéder aux transformateurs, qui reçoivent l'électricité basse tension et la transforment en courant haute tension avant de l'envoyer sur le réseau, avance Bruno Comby, ingénieur en génie nucléaire et président de l'association des écologistes pour le nucléaire. Une attaque qui viserait les transformateurs d'une quinzaine ou vingtaine de centrales plongerait la France dans le noir.

Vous commencez à y voir plus clair ? En regroupant ces informations, les pièces du puzzle semblent prendre place quant aux intentions de base des terroristes : provoquer un blackout de grande ampleur, plongeant le pays dans le chaos. L'absence d'électricité provoquant une panique générale auraient tôt fait de mobiliser les forces de l'ordre et de sécurité, permettant ainsi aux terroristes de faire beaucoup plus de dégâts, aussi bien humains qu'infra-structurels, le tout en facilitant leur fuite...

Selon Bruno Comby, ingénieur de l’Ecole Polytechnique et ingénieur en génie nucléaire de l’Ecole Nationale Supérieure de Techniques Avancées de Paris :

Des personnes qu’on ne connaît pas préparent peut-être quelque chose de beaucoup plus grave que l’attentat du 11 septembre avec la coupure du réseau électrique. La conséquence en serait l’effondrement de toute l’économie. Le meilleur moment pour commettre ce genre d’acte serait lors de la première vague de froid, début décembre.

Note : Voir l'analyse approfondie du sujet par Bruno Comby dans « Les transformateurs, talon d’Achille du nucléaire: cible idéale des terroristes ? » (lalibre.be)

Il apparaît évident que si des arrestations de terroristes ont eu lieu, de nombreuses cellules, aussi bien actives que dormantes, pourraient tôt ou tard agir à nouveau après que les tensions soient retombées, et cette fois-ci infliger un coup sévère au pays. Pire encore, si l'on en croit une publication provenant de conscience du peuple :

L'État islamique a des agents qui travaillent dans les aéroports occidentaux, dans des stations de métro et dans des "installations très sensibles dans le monde", a déclaré un djihadiste salafiste allié à l'idéologie de l'État islamique...

Abu al-Ayna al-Ansari, un haut fonctionnaire du mouvement salafiste dans la bande de Gaza, a fait cette déclaration dans une entrevue exclusive sur les ondes de la station 970 AM de New York :

L'État islamique est un état. L'État islamique a des agents tout autour des installations très sensibles dans le monde, comme les stations de métro, comme les aéroports et d'autres lieux que ce soit dans l'Ouest ou dans le monde arabe. Nous avons nos moujahidines implantés dans ces installations en tant que travailleurs, en tant que salariés, même dans le domaine de la sécurité dans les aéroports.

Et ils ont été recrutés pour travailler avec l'État islamique et nous ont prouvé que nous avons réussi à atteindre une infiltration très profonde dans ces installations. Nous l'avons montré dans le Sinaï avec le jet russe. Nous le montrons maintenant. Et tout le monde devrait comprendre. Ceci est un état. Cet état ne va pas disparaître. Il ne deviendra que plus grand parce que c'est le message. Ceci est la prophétie de Muhammad et telle est la promesse d'Allah.

Mon but ici n'est pas de vous effrayer - nos gouvernements s'en chargent très bien - mais que vous soyez conscients que le danger est réel et que la menace n'est pas écartée.

Le veilleur




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