Armes climatiques : a chacun son HAARP !


Tout le monde a déjà du entendre parler de HAARP, le puissant réseau d'antennes basses fréquences situé aux Etats-unis en Alaska, utilisé par les militaires, et accusé souvent (à juste titre selon moi) de générer des anomalies climatiques, et même de déclencher à distances des catastrophes dans certains pays (voir par exemple « L'Occident responsable de la sécheresse en Iran ? »).

Le but ici n'est pas de parler de HAARP, sujet déjà traité sur Le-veilleur, mais de vous faire découvrir ses homologues situés dans d'autres pays. Je ne cite ici que les plus pertinents, car il ne faut pas tout mélanger en mettant dans le même sac toutes les différentes installations de recherche sur l'ionosphère sans distinction, et de les nommer HAARP ceci, HAARP cela, alors qu'elles ne font pas du tout partie du même programme.

Toutes les installations qui étudient l'atmosphère ne sont pas semblables à HAARP et n'en ont pas forcément la puissance, ni n'agissent sur la gamme de fréquence concernée. On peut donc les lister ensemble si elles concernent l'étude active de l'ionosphère, mais elles ne peuvent pas toutes agir comme HAARP le ferait.

Voici donc les trois stations ayant le profil requis pour figurer dans la course à l'armement climatique mondial : J.O.R.N, SURA et E.I.S.C.A.T.

JORN : le HAARP Australien

L'Australie s'est dotée (en 2000) du " Jindalee Operational Radar Network " qui est censé pouvoir détecter l'approche de bombardiers furtifs, des opérations d'immégration illégale à partir de pays voisins à des distances atteignant 3000 kilomètres. Il a fallu 30 ans pour mettre en place ce dispositif. Voici la couverture radar assurée par trois stations.

Une telle portée des radars n'est pas possible sans une réflexion des ondes en haute altitude, à cause de la courbure terrestre.

La société Américaine Lokheed Martin a été le partenaire de l'Australie pour le montage de ce dispositif. JORN utilise deux émetteurs de HF distants de 2300 km. Ces deux émetteurs se présentent comme des successions d'antennes capables d'émettre une puissance de 20 kilowatt.

Les signaux sont envoyés vers l'ionosphère où les faisceaux sont réfléchis au delà de l'horizon vers des cibles situées à 3000 km de distance. Les signaux réfléchis sont reçus par un second système d'antennes, déployées sur 3 km, comportant 960 mâts qui doient être alignés avec une précision inférieure au centimètre.

Les Australiens disent que la portée de ce système irait bien au delà de cette portée "déclassifiée" de 3000 km. Ils prétendent également que les fréquences relativement basses émises permettraient d'obtenir un écho des surfaces absorbantes des bombardiers furtifs ennemis.

Tous les pays ne peuvent pas s'offrir des systèmes de ce genre, basés sur une réflexion ionosphérique. Il est alors possible que d'autres pays (en fait, tous, le système étant bien plus accessible) se soient orientés vers une réflexion sur des goutelette vaporisées en haute altitude, donnant les fameux " chemtrails ". Ces systèmes sont classifiés et les Etats qui les utilisent (la France également, probablement) préfèrent nier le recours à de tels procédés, étant donné les retombées de ces produits chimiques sur le sol, damageables pour l'environnement et, très vraisemblablement aussi pour les êtres humains.

site officiel et Wiki anglais

SURA : le HAARP russe

Tout à fait similaire à l'installation américaine. Elle lui est par ailleurs antérieure de plus de 10 ans :

L'installation d'excitation ionosphérique de Sura, située près de la petite ville de Vasilsursk à environ 100 km à l'est de Nijni Novgorod en Russie, est un laboratoire de recherche ionosphère. Sura est capable de rayonner sur environ 190 MW, de puissance apparente rayonnée (ERP), en ondes courtes.

Cette installation est exploitée par l'Institut de recherche radiophysiques NIRFI à Nijni-Novgorod. L'installation de la SURA a été commandée en 1981.

Grâce à cette installation, les chercheurs russes ont atteint des résultats intéressants concernant le comportement extrême de la ionosphère et ont découvert l'effet de génération de fréquences à faible émission dus à la modulation de la ionosphère en cours.

Au début, la plupart du temps, le département soviétique de la Défense a repoussé du pied l'annonce du projet. Le Systeme américain de d'excitation ionosphérique HAARP est similaire à l'installation de la SURA. Le projet HAARP a commencé en 1993.

Informations techniques :

La gamme de fréquence de l'installation d'excitation est de 4,5 à 9,3 MHz.
L'installation se compose de trois émetteurs de radiodiffusion de 250 kW et d'une antenne dipôle-tableau croisé de 144 Kw avec des dimensions de 300 m x 300 m.
Ceci au milieu de la gamme de fréquence de (4,5 à 9,3 MHz) avec un gain maximum qui est atteint au zénith a environ 260 (~ 24 dB) , l'ERP de l'installation est de 190 MW (~ 83 dBW).

Le météorologue américain Scott Stevens a récemment apporté des accusations contre la Russie

M. Stevens affirme que les spécialistes militaires russes étaient derrière la fureur de l'ouragan Katrina qui a dévasté la Nouvelle-Orléans. Selon lui, la Russie a construit des équipement secret pour provoquer un effet néfaste sur la façon dont les conditions comme de retour à l'époque soviétique.

Les médias américains ont rapidement propagé ceci dans les nouvelles. La Russie et les États-Unis ont longtemps été sujet à des rumeurs pour avoir été impliqués dans le développement d'armes météorologiques. Mais ces rumeurs semblent trop sauvages pour être à la recherche d'un grain de vérité cachée en-dessous.

Dans l'intervalle, certains hommes politiques russes disent que les expériences ont été menées et le sont toujours de chaque côté de l'océan.

Après la mort et la destruction causées par l'ouragan Katrina, les Américains ont promptement déterré l'entrevue controversée donnée par Vladimir Jirinovski, dans laquelle il a menacé de déclencher des inondations partout aux États-Unis quand « ses scientifiques changeraient légèrement le champ gravitationnel de la Terre ». Personne n'a eu peur en regardant le patron ivre du Parti démocratique promettre le jour de la ruine pour les États-Unis.

Mais une fois que Katrina a frappé, et que la partie sud des États-Unis se soit noyée, les rumeurs improbables sur les armes météorologiques de la Russie sont venus à la lumière de nouveau. Les météorologues américains ne sont pas les seuls à blâmer leurs voisins pour l'utilisation de « canon à ouragan ». Des rapports inégaux et non confirmées sur des expériences douteuses effectuées sur des conditions météorologiques par les États-Unis et l'Union soviétique ont agité un certain nombre de scandales politiques dans de nombreux pays du monde.

Suite à des inondations à grande échelle en Europe en 2002, certains hommes politiques européens ont mis le blâme sur les « militaires américains » en les accusant sciemment de vouloir perturber l'économie de l'Union européenne.

En 2002, le Comité pour la Défense de la Douma russe a soulevé la question des effets préjudiciables sur le climat causés par des expériences impliquant une perturbation de la ionosphère de la Terre et de la magnétosphère. Les députés ont concentré leur attention sur le système HAARP qui était encore en construction en Alaska. D'après eux, HAARP serait utilisé pour causer des catastrophes naturelles semblables aux ouragans Katrina et Rita.

En 2008 les députés de la Douma ont tenu une vive discussion sur les questions liées à HAARP.

Ils ont même rédigé un appel au Président Poutine et à l'ONU. Ils ont exigé de mettre en place une commission internationale d'enquête sur les expériences menées en Alaska. S'adressant à la Nezavissimaïa Gazeta, Valery Stasenko, le spécialiste de l'influence active sur l'atmosphère du Service fédéral d'hydrométéorologie et de surveillance de l'environnement a déclaré que HAARP est une « grave question ».

« Ce n'est pas pour rien que le terme « Météorologie spatiale » est devenu très populaire ces derniers temps. Le terme est synonyme de corrélation entre la magnétosphère, l'activité solaire et les perturbations ionosphériques et les développements dans l'atmosphère. Les perturbations dans la magnétosphère et la ionosphère peuvent vraiment avoir un impact sur le climat. En utilisant un équipement puissant pour provoquer délibérément des perturbations, on peut avoir un impact aussi sur les conditions météorologiques, même à l'échelle mondiale. Je crois que les députés ont eu raison de soulever enfin la question concernant les expériences aux États-Unis », a déclaré M. Stasenko.

site officiel en russe

 

EISCAT : le HAARP Européen

L'association scientifique EISCAT (European Incoherent Scatter Scientific Association) est une organisation internationale de recherches, qui exploite trois installations de radar à diffusion incohérente à 931 MHz, 224 MHz et 500 MHz, dans le nord de la Scandinavie. Il est financé et exploité par les conseils de recherche de la Norvège, Suède, Finlande, Japon, France, le Royaume-Uni et l'Allemagne (collectivement, les EISCAT Associates).

EISCAT étudie l'interaction entre le Soleil et la Terre par l'intermédiaire des perturbations dans la magnétosphère et les régions ionisées de l'atmosphère. (ces interactions pouvant également donner lieu à de spectaculaires aurores boréales)

Les radars sont utilisés pour des programmes communs de recherches, et servent aussi à mener des programmes spéciaux. Pour les programmes spéciaux, le temps d'utilisation des installations est comptabilisé et réparti entre les associés selon des règles qui sont publiés de temps en temps.

Un émetteur EISCAT est situé à proximité de la ville de Tromsø,en Norvège. Deux stations supplémentaires de reception sont situées à Sodankylä, Finlande.

Le 22 août 1996, l'un des Très Grands Equipements cofinancé par le CNRS, le radar à diffusion incohérente "Eiscat Svalbard Radar" (ESR), sera inauguré sur l'île Svalbard, à 80° de latitude Nord. ESR est consacré à l'étude de la haute atmosphère et de l'ionosphère, et au couplage entre le Soleil et la Terre (interaction vent solaire/ magnétosphère terrestre). Les premiers tests d'observation de l'Eiscat Svalbard Radar ont eu lieu le 16 et le 17 mars 1996 et ont été concluants. Ce radar a été construit grâce à une collaboration entre l'Allemagne, la France, la Grande Bretagne, la Finlande, la Norvège et la Suède dans le cadre de l'association scientifique EISCAT (European Incoherent Scatter Scientific Association).

Outre le radar de Svalbard, EISCAT est composé de deux antennes radar réceptrices situées à Kiruna en Suède et à Sodankyl en Finlande et de deux antennes émettrices, réceptrices situées à Tromsø en Norvège. En novembre 1995, le Japon avec le National Institute of Polar Research of Japan est devenu le septième membre de la Société EISCAT, ouvrant la perspective d'une seconde antenne sur l'île de Svalbard. (lien)

EISCAT exploite également (et c'est la que ca devient interessant) une installation de réchauffeur ionosphérique à Ramfjordmoen (y compris un Dynasonde) pour appuyer diverses actif des expériences de physique du plasma dans les hautes latitudes ionosphère. (lien)

Le site du CNRS mentionne (lien) :

"Les recherches autour de EISCAT et ESR sont essentiellement fondamentales. Le radar a été construit pour étudier l'atmosphère et l'ionosphère polaires. L'étude du couplage magnétosphère - ionosphère - thermosphère avec son système de courants, son champ de convection et la dynamique des neutres est un des objectifs prioritaires. L'échappement des ions de l'ionosphère vers la magnétosphère, le bilan de l'énergie déposée par le champ électrique, par les précipitations dans l'atmosphère terrestre et l'apport au niveau de la Terre que ceci représente est toujours un sujet ouvert. En outre grâce à ESR, on espère découvrir à quoi ressemble la reconnection transitoire entre le champ magnétique interplanétaire et le champ magnétique terrestre, comment est composée l'ionosphère polaire, aussi bien en terme de composition ionique que de températures, ou encore cartographier la circulation ionosphérique globale au dessus de la calotte polaire

La compréhension de tous ces phénomènes a aussi son importance pratique dans les possibilités de prédiction de l'activité aurorale. Celle-ci - aurores discrètes ou diffuses - perturbe la propagation des ondes électromagnétiques. La prédiction de cette activité est très importante pour les transmissions d'images de télévision dans les régions polaires, pour les communications radio utilisant les fréquences HF et enfin pour des raisons purement militaires telles que la surveillance de la zone polaire."

site officiel et wiki anglais

Pour en savoir plus sur HAARP :

H.A.A.R.P la terreur climatique et géophysique
HAARP est il responsable des changements climatiques ?



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