Angleterre : The Guardian contre-attaque et va révéler plus de secrets sur le Royaume-Uni


Le journaliste qui a été le premier à avoir divulgué des secrets de l'ancien fugitif de l'agence de renseignement US Edward Snowden, a promis de publier lundi d'autres documents et a déclaré que la Grande-Bretagne sera « désolée » pour la détention de son partenaire pendant neuf heures.
 
Les autorités Britanniques ont usé des lois anti-terroristes pour détenir David Miranda, un partenaire américain du journaliste Glenn Greenwald, alors qu'il transitait dans l'aéroport Heathrow de Londres. Miranda, 28 ans, un citoyen Brésilien, a dit qu'il a été questionné pendant neuf heures avant d'être libéré sans charge, sans son ordinateur portable, téléphone portable, et ses clefs usb, qui ont été saisis.
 
Greenwald, un journaliste du Guardian Britannique qui est basé à Rio de Janeiro, a dit que la détention était une tentative de l'intimider pour avoir publié des documents fuités par Snowden de la surveillance américaine des communications mondiales de l'internet. (...)
 
Source Reuters
 
La chasse au Guardian
 
Les services spéciaux ont provoqué un scandale en voulant intimider les journalistes du Guardian, leurs amis et leurs proches. Le Guardian était le premier à publier en juin des informations révélées par l'ancien agent de la CIA et de la NSA Edward Snowden sur les programmes d'espionnage américains. Les autorités britanniques ont exigé des journalistes qu'ils détruisent ou transmettent les documents secrets reçus de la part Edward Snowden sous peine d'attaquer le journal en justice.
 
L'arrestation le 18 août à l'aéroport de Heathrow du Brésilien David Miranda, petit ami de Glenn Greenwald, journaliste du Guardian, est le point culminant de l'histoire. C'est Glenn Greenwald qui a publié pour la première fois les informations révélées par Snowden. D'après le journal, cette action a été coordonnée avec les USA.
 
David Miranda a été interrogé pendant 9 heures. Son ordinateur, son appareil photo, son smartphone, tous ses appareils électroniques ont été confisqués, même ses consoles de jeux. Le Brésilien a été interpellé en vertu de la loi antiterroriste de 2000, alors qu'il n'avait jamais été soupçonné auparavant d'avoir des liens avec des organisations terroristes. Il a été menacé d'emprisonnement, afin qu'il dévoile les informations sur le lieu où se trouve Snowden. C'est ce qu'a expliqué à la télévision brésilienne Glenn Greenwald qui réside actuellement au Brésil par peur d'être arrêté au Royaume-Uni ou aux États-Unis.
 
« Je vais travailler de manière encore plus active afin de publier encore plus de documents. Je possède aussi des documents sur l'espionnage mené par des services spéciaux anglais », a-t-il déclaré.
Le Brésil a déjà réagi sur l'arrestation illégale d'un de ses citoyens
 
« Nous avons déjà adressé une plainte auprès des autorités britanniques. Nous estimons que l'arrestation d'un homme sur base d'une loi ne pouvant être appliquée qu'à des personnes soupçonnées de terrorisme est tout à fait injustifiée et injuste. Je soulèverai ce problème lors de mon entretien privé avec le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague », a déclaré Antonio Patriota, ministre brésilien des Affaires étrangères.
Alan Rusbridger, rédacteur en chef du Guardian, a écrit dans son journal qu'il a reçu des appels téléphoniques de « très haut » pendant deux mois. Ils insistaient pour que les publications s'arrêtent. Aujourd'hui, les agents du Government Communications Headquarters, l'équivalent de la NSA américaine, sont arrivés au Guardian pour exiger la destruction des CD contenant les données transmises par Snowden.
 
Selon Alan Rusbridger, il a tenté d'expliquer aux agents qu'il est inutile de détruire les CD, étant donné qu'il est possible de restaurer les informations à partir d'autres appareils de stockage. Une destruction symbolique était probablement nécessaire pour le rapport. Alan Rusbridger a déclaré que le Guardian allait poursuivre la publication du « dossier Snowden », mais que toute l'information sera gardée à l'extérieur du Royame-Uni.
 
« L'hystérie de la guerre contre la terreur est allée jusqu'à corrompre tous les niveaux du gouvernement démocratique », constate le Guardian.
Source La voix de la russie



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