Angleterre : La classe politique secouée par un scandale pédophile


Un nouveau scandale pédophile affectant la haute sphère politique anglaise fait la une des médias aujourd'hui. Cette boite de Pandore déjà connue par certains depuis longtemps semble s'ouvrir dans un contexte économico-politique pour le moins tumultueux. Le Figaro nous annonce en tête d'article que
 
« Les soupçons sur l'existence d'un réseau pédophile au sein de Westminster, des années 70 à 90, ont rebondi ce week-end après la révélation de la disparition d'une centaine de dossiers sur ce sujet. Le gouvernement a annoncé l'ouverture d'une enquête sur la façon dont les institutions publiques gèrent les cas d'abus sur des enfants. »
 
Cette « découverte » qui n'en est pas vraiment une, déjà largement relayée par le site Donde Vamos depuis de nombreuses années, et dans laquelle les services d'ordre eux mêmes sont impliqués, pourrait bien être une ultime tentative de faire tomber des têtes dérangeantes, ou même comme l'évoque Benjamin Fulford, d'un chantage pour faire adhérer l'Angleterre à la monnaie Européenne ! Voici les faits que vous ne trouverez pas dans l'article du figaro, et qui proviennent du site Donde Vamos.
 
Le veilleur
 
On n'a pas reparlé de l'Angleterre depuis un moment. De fait, la situation semble comme figée : d'un côté, on a des députés et des tireurs d'alerte qui dénoncent un réseau pédophile niché au sein des plus hautes institutions du pays, et de l'autre on a des dirigeants, dont David Cameron, qui font tout pour continuer à étouffer l'affaire.
 
Si je m'acharne à détailler la situation de l'Angleterre au niveau de la pédocriminalité d'élite, c'est parce qu'il se passe exactement la même chose en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne, aux USA, et bien-sûr en France.
 
En Angleterre, il y a eu un scandale qui a fait ressurgir des dizaines d'affaires étouffées ces trente dernières années : c'est l'affaire Jimmy Savile, dont on ne finit plus de dénombrer les victimes. Quelques-uns de ses copains pédophiles ont été condamnés depuis, mais pas tous loin de là, et à chaque fois ils sont jugés en tant que prédateurs isolés, même quand ils faisaient partie des pédophiles de la BBC.
 
Du côté des politiciens, aucun n'est encore tombé. Voici quelques-uns des derniers éléments apparus dans les médias anglais :
 
1. Les hôpitaux
 
Nous avons toute une liste d'hôpitaux (28 exactement) dans lesquels Savile a pu commettre ses méfaits. Pour cela, il utilisait ses ouvres de charité [1]. Un rapport a été remis récemment au gouvernement à ce sujet. On a déjà parlé des rituels sataniques évoqués par certains témoins dans les sous-sols de l'hôpital Broadmoor, de son petit appartement au sein-même de plusieurs établissements, etc. La grande nouvelle, c'est que Savile violait aussi des morts dans les morgues de divers hôpitaux. Evidemment, nombre de victimes adultes ou mineures ont tenté de parler, en vain.
 
2. La carrière pédophile de Cyril Smith
 
C'est un député, Simon Danczuk, qui vient du fief de Cyril Smith, Rochdale, et qui a tout balancé : tout le monde savait que Cyril Smith, député libéral passant pour un homme de terrain efficace et très sympa, était un pédophile. Il a même été couvert par ses copains du parti libéral (qui continuent à le couvrir d'ailleurs), mais aussi par les flics et même par le MI5. Au total, plus de 144 plaintes ont été déposées contre Smith.
 
On sait aussi qu'il a trainé à Elm Guest House et dans les orphelinats du Pays de Galles, et on se demande si, comme son grand ami Savile, il n'était pas aussi dans l'orbite de Sidney Cooke, envoyé en taule pour le meurtre d'un ado de 14 ans lors d'une partouze pédophile, en 1985 [2].
 
On a aussi vu récemment des accusations selon lesquelles Cyril Smith faisait partie d'un groupe satanique. Il a été cité ainsi que l'ancien premier ministre Edward Heath, Peter Mandelson (commissaire européen à la DG Concurrence), Margaret Hodge (qui a protégé le réseau d'Islington et le Paedophile Information Exchange, et a été la toute première « ministre de l'Enfance », nommée par Blair), et quelques autres.
 
3. Les députés frondeurs
 
Dans les années 80, un député, Geoffrey Dickens, avait déjà demandé des explications sur des affaires de réseaux pédophiles dans les orphelinats, qui avaient été largement étouffées dès que des politiciens en exercice avaient été nommés. Evidemment, il n'a jamais eu de réponse et a été violemment attaqué. Mais, il était seul. D'ailleurs, certains se demandent si il n'a pas été assassiné.
 
Aujourd'hui, plus d'une centaine de députés réclament une vaste enquête sur ces étouffements systématiques, et sur les allégations selon lesquelles d'anciens ministres étaient impliqués. Malgré cela, les chefs de partis continuent à freiner des quatre fers. Chaque jour ou presque, de nouveaux députés, face à l'évidence, rejoignent le mouvement. Ils étaient ainsi 132 le 2 juillet, de tous les partis politiques.
 
4. La résistance totale des leaders politiques
 
Il y a comme un problème, tout à coup : les leaders politiques, et David Cameron, le 1er ministre, en tête, refusent absolument d'ouvrir un dossier aussi explosif que celui du réseau pédophile d'élite. Cameron a tout juste demandé, hier, qu'on lui explique pourquoi le dossier de Dickens a été perdu, et il a demandé une enquête sur la disparition de CE dossier. Mais, il risque de devoir ouvrir la boite à pandore si le nombre de députés faisant pression pour une enquête continue d'augmenter.  En tout cas, il y a encore un an, Cameron critiquait la recherche de la vérité en matière de réseaux pédophiles, qu'il appelait une « chasse aux sorcières ».
 
Chose assez piquante : au départ, ce sont sept députés conservateurs qui ont demandé à Theresa May d'ouvrir cette enquête. Il faut savoir que Theresa May (ministre de l'Intérieur) a osé déclarer en décembre 2010 que les délinquants sexuels, y compris les pédophiles, devraient être autorisés à adopter des enfants une fois qu'ils ont purgé leur « peine ». Il va sans dire que Theresa May n'est pas très chaude pour lancer une telle investigation.
 
Le silence est le même ou presque avec les grands médias, qui préfèrent titrer sur les vacances des people plutôt que d'enfoncer le clou. Nick Clegg, dirigeant du parti libéral de Cyril Smith, n'a pas pu ignorer les bruits qui couraient sur Smith, et il continue à nier avoir jamais entendu quoi que ce soit. Il refuse toute enquête et nie que son parti a couvert Smith.
 
5. Le ministre anonyme carbonisé
 
En 1982, un agent des douanes saisit un lot de cassettes pédopornographiques en provenance d'Amsterdam, ramenées au port de Douvres par un pédophile notoire appelé Russel Howard Tricker, qui a émigré à Amsterdam où il vit toujours [3]. Tricker a été retenu par les douanes pendant deux heures, les vidéos ont été filées au MI5 et Tricker est reparti.
 
Entre temps, les agents des douanes avaient regardé quelques morceaux de ces vidéos, et sur l'une d'elles un ministre conservateur a été identifié. Mais, sa hiérarchie a exigé le silence total au douanier qui a vu cette vidéo et a parlé du ministre. Pourtant, il a failli être arrêté, et a même avoué aux flics avoir été présent à des partouzes pédophiles, dont celle qu'on voit sur la vidéo.
 
D'après une des victimes de ce ministre visible sur la cassette de ladite partouze, il s'agissait de vidéos d'enfants anglais destinés à la vente. Il y avait aussi des garçons d'autres pays, avec des séquences pédopornos.
 
Cette même victime est aussi visible sur d'autres des vidéos saisies, à des partouzes à Londres et à Amsterdam. C'est à l'une de celles-ci que le ministre a donc été filmé. Les flics pensent que certaines de ces partouzes étaient organisées par Sidney Cooke, dont on a parlé plus haut. A ces partouzes, on trouvait également Jimmy Savile ou Cyril Smith, le député de Rochdale qui est encore couvert par ses amis.
 
Cette victime a expliqué que ce réseau pédophile l'avait envoyé à Amsterdam, qui était alors le Pattaya européen, un vrai paradis à pédophiles. D'autres garçons ont aussi été envoyés là-bas. Et selon lui, Sidney Cooke était un membre de ce réseau.
 
6. Le ministre sous les feux de la rampe
 
Le 5 juillet, on apprenait que Léon Brittan était questionné par la police au sujet d'accusations de viol sur une ado de 19 ans dans son appartement, en 1967. Léon Brittan est un ancien ministre de l'Intérieur conservateur (le parti du 1er ministre Cameron), envoyé ensuite à la commission européenne.
 
Quand il était ministre de l'Intérieur (à ce titre chef de la police et du MI5), Léon Brittan a reçu des mains du député Geoffrey Dickens un rapport sur une affaire de réseau pédophile, dont des politiciens étaient membres, et qui utilisait des enfants placés dans des orphelinats. Qu'a-t-il fait ? Rien. Le dossier, lui, a disparu. Enfin, pendant des années il a « oublié » cette affaire, et le 1er juillet il s'est rappelé d'un coup qu'il avait ordonné une enquête à ce sujet.
 
Apparemment, Leon Brittan a eu l'honneur d'une visite de la police après qu'un jeune garçon ait été trouvé en train de courir nu dans sa rue.  Juste après, on l'a envoyé en 1989 en tant que commissaire européen à la concurrence, en lui expliquant qu'il n'était pas près de refaire de la politique en Angleterre et en le récompensant d'un titre de noblesse la même année.
 
Très récemment, le député Simon Danckzuc, qui a exposé Cyril Smith, a déclaré qu'un député conservateur l'avait même menacé d'être le responsable de la mort de Léon Brittan s'il lui demandait des comptes sur le réseau pédophile de Westminster.
 
Mais, il n'y a pas que Léon Brittan dont on entend soudain parler : un lord du parti travailliste (celui de Tony Blair), serait sous le coup d'une enquête après que pas moins de 12 hommes aient parlé d'abus sexuels commis par ce politicien lorsqu'ils étaient mineurs.
 
Pour l'instant, on parle de plus d'une dizaine de politiciens qui seraient sur la liste de la police concernant un réseau de pédophiles à Westminster. Une quarantaine de députés auraient participé ou seraient parfaitement au courant des faits, sans les avoir dénoncés, ou même en les ayant couverts.
 
En 2013, The Mirror écrivait que la police se préparait à arrêter un ancien ministre socialiste accusé d'avoir violé des mineurs. Il faisait partie du réseau de Sidney Cooke. mais, une bonne partie des preuves ont disparu entre les mains du MI5. Parmi ces preuves, des photos de ce ministre et de juges en train de violer des enfants.
 
7. Destruction des dossiers
 
On a aussi appris que 114 dossiers concernant des réseaux pédophiles ont disparu des placards du ministère de l'Intérieur : ils sont tout simplement introuvables dans les bases de données officielles. Ont-ils été refilés au MI5 ? Ont-ils été détruits ?
 
Parmi ces dossiers, il y avait au moins l'un de ceux qui avaient été compilés par Geoffrey Dickens, concernant un réseau pédophile de membres du parlement dans les années 80. Au total, Dickens a remis quatre dossiers concernant différents réseaux de VIP, dont un à Buckingam Palace, et un autre sur le Paedophile Information Exchange (dont on va parler tout de suite), en 1983 et 1984.
 
Une victime, qui avait été placée dans un orphelinat, le St Francis Boys Home, a porté plainte parce que les dossiers qui ont mené à l'arrestation du directeur suite à des abus sexuels avaient tous disparu des placards de la police. Les cassettes vidéos saisies à Douvres ont également disparu de la circulation après avoir été saisies par le MI5.
 
Pourquoi ces documents ont-ils disparu de la circulation ? Cela amène en tout cas des députés frondeurs à parler de « cover-up », c'est-à-dire d'étouffement de ces affaires afin de protéger les institutions. Ils parlent poliment, mais ceux qui devaient être protégés étaient surtout les pions du système, pour que le grand public ne comprenne pas de quelle manière il est lui aussi manipulé.
 
8. Le chantage
 
On a  déjà parlé du Paedophile Information Exchange (PIE), qui regroupait notamment quelques politiciens de droite, mais on a appris récemment que la « gauche » a aussi contribué au financement de ce groupe de pédophiles, ainsi qu'à celui de sa publication, le Magpie. En effet, un département du Home Office (le ministère de l'Intérieur), la Volontary Services Unit, a versé des subventions au PIE. Ainsi qu'à un autre organisme, le Paedophile Action for Liberation, qui a ensuite été absorbé par le PIE.
 
Enfin, bref. Le PIE revendiquait l'abaissement de la majorité sexuelle à 4 ans, et beaucoup de ses membres ont été en taule pour avoir violé des mineurs. Un certain nombre se sont expatriés aux Pays-Bas, en Thaïlande, au Maghreb et ailleurs, où bien-sûr ils ont continué leurs activités.
 
Il n'est pas inutile de rappeler que l'un des fondateurs et membres les plus éminents du PIE n'était autre que LA sommité nationale en matière de protection de l'enfance et de pédophilie, expert auprès des tribunaux et chercheur émérite, à savoir Peter Righton, grand ami de Cyril Smith. Righton a eu droit à un documentaire de la BBC rien que pour lui : « The Secret life of a Paedophile » (voir vidéo plus bas).
 
Un dénommé Lord Fulford, juge et conseiller de la reine, a fermement défendu le PIE à l'époque, mais malgré cela on ?na pas jugé utile de réviser ses décisions de justice. En fait, Fulford a créé de toutes pièces une association, Conspiracy Against Public Morals, qui avait pour seul but de défendre le PIE. A l'époque, ces pédophiles se sont aussi infiltrés dans le mouvement pour le droit des gays, car la grande majorité des membres du PIE étaient surtout attirés par les garçons.
 
Cyril Smith était aussi membre du PIE, ainsi que Sir Peter Hayman, qui était alors le patron du MI6 [4]. Ce dernier avait son petit appartement dédié à ses parties de jambes en l'air, avec des majeurs ou des mineurs. Dans sa correspondance, les policiers sont tombés sur des textes dans lesquels Hayman et ses amis du PIE parlaient de tortures extrêmes sur des enfants. Un autre « espion », un certain Geoffrey Prime, qui travaillait pour l'URSS, pour l'Angleterre et pour on ne sait qui d'autre, était aussi membre du PIE. Il a été condamné pour avoir agressé des fillettes au début des années 80.
 
La semaine dernière, un lanceur d'alerte, un ancien du ministère de l'Intérieur, a lancé une bombe qui, on n'en doute pas, n'entraînera aucune réaction de la part des autorités british tant qu'elles n'y seront pas forcées. D'ailleurs, on n'a eu aucune réaction depuis le 29 juin.
 
La bombe, c'est que ce témoin [5] a expliqué à la police que la branche des opérations spéciales de la Metropolitan Police (liée aux renseignements) avait instrumentalisé le PIE à la fin des années 70 et au début des années 80, cela dans le but de faire chanter les politiques.
 
Le ministère de l'Intérieur a donné 70.000£ au PIE entre 1977 et 1980 (l'équivalent de 400.000£ d'aujourd'hui), et d'après ce lanceur d'alerte, cela faisait partie d'une opération visant à récolter des informations sur tout un tas de personnalités bien placées afin d'avoir des moyens de pression sur elles. D'autres se demandent si ce n'est pas le PIE qui a infiltré le Home Office.
 
Il y a quelque temps, l'ancien maire de Londres, Ken Livingtsone, avait dit publiquement que le MI5 protégeait des réseaux pédophiles dans le but de faire chanter des personnalités.
 
Pour conclure, on peut dire que depuis deux ans, ça chauffe entre ceux qui veulent la vérité et les autorités anglaises, qui continuent à étouffer toutes les affaires. Mais là, on est face à un véritable feu d'artifices de dossiers explosifs, et il faudra bien des réponses. On va nous parler de « dysfonctionnements », d' « estompement de la norme » (cf. affaire Dutroux), de « cas isolés », mais il faudra encore que les citoyens se battent pour mettre à jour le véritable système qui tient le monde politique, à savoir un système de chantage basé sur la pédophilie.
 
On se rend compte avec ces affaires et avec d'autres, comme celle du Kincora Boys Home, ou le Dolphin Square, que les services secrets se trouvent derrière certains réseaux, utilisés pour compromettre, faire chanter et probablement manipuler des personnalités bien placées.  On comprend alors que personne dans ce petit monde n'a intérêt à ce que la vérité éclate. Une question que je me pose est: qui manipule les services de renseignements ?
 
Notes
 
[1] Grâce à la privatisation de la santé, les hôpitaux ont besoin de la générosité de ce genre de type pour mener à bien leurs missions.
 
[2] La police soupçonne le réseau de Cooke d'avoir massacré une dizaine d'enfants, dont Jason Swift. Les seuls qui ont été inquiétés, pour ce meurtre et/ou d'autres, étaient des marginaux.
 
[3] Ami du patron de la revue Spartacus, Peter Glencross, il a été enseignant de 1964 à 1974, poursuivi pour des agressions sexuelles en Angleterre, puis a fui aux Pays-Bas où il a travaillé comme guide pour faire visiter Londres, tout en ramenant des garçons aux Pays-Bas avec de faux papiers, probablement grâce à ses contacts à l'ambassade d'Angleterre. En 1992 il fait 5 mois de prison pour pédophilie puis est blanchi en appel. Des flics l'ont vu à une station service en Angleterre alors qu'il embarquait un mineur. Puis, Tricker a loué des appartements à Amsterdam pour d'autres pédos, et il y vit toujours. C'était un des pédos dans l'orbite de Warwick Spinks, qui a fréquenté Elm Guest House. Russell Howard Tricker est aussi mentionné dans les recherches sur Elm Guest House, en lien avec John Rowe, justement.
 
[4] Et qui avait malencontreusement oublié des contenus pédopornos dans un bus londonien, et a été condamné en 1984 pour des actes indécents dans des toilettes publiques.
 
[5] En 1979, on lui a demandé de valider le renouvellement des financements au PIE, et il a été choqué de constater que le but du PIE était de légaliser les relations sexuelles avec les mineurs.


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