Alerte coups d'états : Bruxelles s'apprête à renverser les gouvernements européens


La menace de coups d'états en cascade à l'encontre des pays membres de la zone euro s'est précisée le jeudi 18 octobre 2012. Cette menace, proférée par la chancelière allemande, Angela Merkel, devant son parlement, le Bundestag, fait suite à la ratification par de nombreuses démocraties d'Europe d'un texte qui portait en lui les germes de ce coup de force : le TSCG.
 
En effet, ce texte prévoyait d'ores et déjà une mise sous tutelle très stricte des budgets élaborés par des gouvernements démocratiquement élus et approuvés par les représentants des peuples européens afin qu'ils appliquent les programmes pour lesquels ils ont été élus.
 
Mais, la chancelière d'Allemagne, idéologiquement obsédée par le totem de la dette, totem mis en scène et instrumentalisé par des puissances financières malveillantes, vient de franchir un cap décisif dans l'abandon de la souveraineté des états et des peuples qu'ils représentent. Ainsi exige-t-elle que des supers commissaires politiques, non élus et échappant à tout contrôle, supervisent les politiques économiques des pays membres de la zone euro. Ces commissaires politiques de conviction néolibérale auraient le pouvoir d'invalider les orientations politiques et économiques des gouvernements issus d'élections libres. Pire, ils auraient la possibilité d'invalider les budgets votés par les parlements et de les réorienter en fonction de la ligne fixée par le polit bureau des commissaires néolibéraux de Bruxelles.
 
Pourtant, au moment des processus de ratification du TSCG, beaucoup avaient pressenti le danger d'un tel coup de force, certains l'avaient même annoncé. Ils n'ont jamais été véritablement entendus par les gouvernements alors que les peuples, de leur côté, avaient parfaitement compris les terribles enjeux de ce traité. Par centaines de milliers, d'Athènes à Madrid, en passant par Lisbonne et Paris, ils ont cherché à ouvrir les yeux de leurs gouvernants. Mais ces derniers sont restés sourds, aveugles et surtout muets face aux risques.
 
Aujourd'hui ils sont au pied du mûr. Seront-ils capables de défendre leurs démocraties respectives ? Telle est ce jour la question que se posent les partisans d'une Europe des peuples, une Europe écologique, sociale, solidaire et surtout démocratique. Car force est de constater que la chancelière d'Allemagne et les commissaires du bureau politique de Bruxelles sont, jusque là, toujours parvenus à leurs fins. Ils ont même obtenu de certains gouvernements fraîchement élus des revirements et des renoncements spectaculaires quant à leurs promesses de plaider pour une Europe plus humaine.
 
Plus que jamais, les peuples d'Europe sont en alerte et préparent partout où ils le peuvent, des mobilisations. A gauche pour de vrai ! nous formulons le souhait qu'ils soient enfin entendus comme le 14 novembre prochain où ils adresseront aux commissaires politiques de Bruxelles un avertissement sans précédent en décrétant une grève générale illimitée.



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