Affaire Cahuzac : Trois ans de prison ferme requis contre l’ex-ministre fraudeur


Enfin ! Le parquet a requis aujourd'hui trois ans de prison ferme à l'encontre de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac pour fraude fiscale et blanchiment, et deux ans de prison ferme à l'encontre de son épouse Patricia Cahuzac, qui a "surpassé son mari dans la dissimulation de ses avoirs au fisc" selon les dires du juge.

Bon voyage, et au plaisir ! La justice a enfin, et pour une fois fait son travail, bien que tardivement. Je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour le nain de jardin récidiviste, alias sarkozy, et me demander combien de temps cet individu toxique va pouvoir encore se balader à l'air libre en menaçant d'achever la destruction de la France sur laquelle il s'est acharné durant 5 longues années.

Allez voir son profil fesse de bouc, et vous constaterez que le nombre d'abruti(e)s qui continuent à le soutenir aveuglément est assez inquiétant, et ce malgré la batterie de casseroles qu'il se traîne !

Le Veilleur

Fraude fiscale : trois ans de prison ferme requis contre l’ex-ministre Jérôme Cahuzac

Après dix jours de procès, les réquisitions ont été prononcées, mercredi 14 septembre, contre Jérôme Cahuzac : le parquet a demandé trois ans de prison ferme assortis de cinq années d’inéligibilité contre l’ex-ministre du budget devenu symbole de l’évasion fiscale, estimant que c’était le juste prix de la « trahison » pour avoir « sacrifié tous les principes pour l’appât du gain ».

La procureur national financier Eliane Houlette a demandé une sanction de deux ans de prison ferme à l’encontre de son ex-femme Patricia Ménard, qui a « surpassé » son mari « dans la dissimulation de ses avoirs au fisc », ainsi que 1,8 million d’euros d’amende contre la banque genevoise Reyl et dix-huit mois avec sursis et 375 000 euros d’amende contre son patron François Reyl, suspectés d’avoir participé au blanchiment en renforçant l’opacité des avoirs en organisant en 2009 le transfert de quelque 600 000 euros à Singapour, via des sociétés offshore enregistrées au Panama et aux Seychelles.

Celui qui était devenu au gouvernement le champion de la lutte contre l’évasion fiscale est jugé depuis le lundi 5 septembre pour fraude fiscale et blanchiment, ainsi que pour avoir minoré sa déclaration de patrimoine en entrant au premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault en 2012. Sa démission du ministère du budget en mars 2013, puis ses aveux en avril, ont fait tanguer le gouvernement, écorné la « République exemplaire » voulue par François Hollande.

Une florissante clinique

Jérôme Cahuzac, chirurgien de formation, et sa femme dermatologue ont tenu ensemble une florissante clinique spécialisée dans les implants capillaires avant de se séparer. Au début des années 1990, l’argent coule à flot, entre les règlements des riches patients de la clinique et les lucratives activités de conseil de Jérôme Cahuzac qui, après un passage au cabinet du ministre de la santé Claude Evin, propose son expertise à des laboratoires pharmaceutiques.

Un premier compte est ouvert par un « ami » en 1992 à UBS, puis un autre au nom de Cahuzac lui-même l’année suivante. En 1998, tous les avoirs sont transférés chez la banque genevoise Reyl.

Quand le secret bancaire suisse commence à se fissurer en 2009, les 600 000 euros que détient Jérôme Cahuzac prennent la route de Singapour, en faisant un détour par une société-écran panaméenne puis une autre aux Seychelles, un montage réalisé avec l’aide d’un intermédiaire basé à Dubaï. Mme Cahuzac a, elle, choisi la Royal Bank of Scotland sur l’île de Man pour déposer des chèques de patients anglais, avant d’ouvrir son propre compte en Suisse, sur fond de brouille avec son époux.

Même les comptes de la mère de l’ex-ministre serviront à « blanchir » les chèques de clients de la clinique. L’argent a payé des vacances à l’île Maurice ou des appartements aux enfants à Londres.



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